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Plenary meeting DETAILS
Réunion plénière de printemps de l'IETM à Bratislava 23 - 26 avril 2009
Du 23-04-09 jusqu'au 26-04-09 - Bratislava, Slovaquie
Plenary meeting - All Parts - posté par IETM le 31.10.08
Sélection des programmateurs
Programme OFF
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Films documentaires
Excursions urbaines
Fête de clôture... costumée!
Publicité pour le programme artistique, diffusée sur la télévision slovaque
Sélection des programmateurs
Par Romana Maliti, Vladislava Fekete, Martina Vannayová, Miroslava Kovárová
Lisez les articles ci dessous pour en apprendre plus sur l'histoire du théâtre en Slovaquie et sur la situation des arts du spectacle contemporains!
- Un bref survol de l'histoire du théâtre slovaque, par Vladimír Stefko
- La danse dans le sang, par Mira Kovárová
- Le phénomène du théâtre slovaque, par Romana Maliti
- Tout ce que vous avez toujours voulu savoir à propos du théâtre slovaque (mais que vous n osiez pas demander !)
Merci de réserver votre choix ici. Vos places seront ainsi mises de côté. Vous pourrez également modifier vos réservations à la billetterie de la réunion, située au même endroit que l'accueil et les inscriptions. La billetterie restera ouverte jusqu'à une heure avant le début des spectacles.
Veuillez noter que vous devrez retirer vous-mêmes vos billets dans la salle où a lieu le spectacle jusqu'à 10 minutes avant le début du spectacle.
Boléro et plus... Soirée de miniatures dansées
Mário Radacovský, Igor Holovác, Paul Lightfoot / Sol Leon
Ballet moderne (pas de texte)
Lieu: SND - Batiment Historique
Jeudi 23 avril 2009 de 18:30 à 20:30
Avec: les solistes et l’ensemble du Ballet du Théâtre national slovaque
Changement...
Chorégraphie et mise en scène: Mário Radacovský; Musique: Gioacchino Rossini, Johann Sebastian Bach; Costumes: Eva Rácová
Lorsque mourir signifie vivre
Chorégraphie et mise en scène: Igor Holovác; Musique: Arvo Pärt; Costumes: Eva Rácová
Rencontre avec un cygne
Chorégraphie et mise en scène: Mário Radacovský; Musique: Peter Tchaikovsky; Costumes: Anik Bissonnette
Boléro
Chorégraphie et mise en scène: Mário Radacovský; Music / Musique: Maurice Ravel; Stage Design and Costumes / Décor et costumes: L'udmila Várossová
Susto
Chorégraphie et mise en scène: Paul Lightfoot, Sol Leon; Musique: Ludwig van Beethoven; Décor et costumes: Paul Lightfoot, Sol Leon; Conception lumière: Tom Bevoort
ÉMOTION ET DYNAMISME
Multiplicité des thématiques, fraîcheur de l’écriture chorégraphique, modernité du langage visuel, pureté de l’expression corporelle: c’est ainsi que l’on pourrait caractériser cette soirée composée de miniatures signées par deux chorégraphes slovaques – Igor Holováè et Mário Radaèovský – et par deux figures marquantes du Nederlands Dans Theater – le chorégraphe Paul Lightfoot et la danseuse Sol Leon.
Plusieurs motifs sont tour à tour présentés dans ces chorégraphies: la versatilité des rapports humains, le besoin de changement et d’inspiration, l’amour dans sa forme la plus pure et l’amour pour lequel on est prêt à mourir, la fuite du temps, le combat éternel des contradictions qui s’affrontent dans nos corps et autour de nous... Spécifiques et personnelles, leurs écritures chorégraphiques sont foisonnantes, ludiques et non exemptes d’humour. Enracinées dans la danse classique, elles aboutissent à une expression contemporaine d’une grande dynamique et d’une grande plasticité.
La soirée s’ouvre sur la chorégraphie ludique de Changement..., complétée par deux duos contrastés. Créé par Igor Holováè (1964), le premier est d’une grande intensité corporelle et émotionnelle. Rencontre avec un cygne, de Mário Radaèovský (1971), fournit en revanche un contrepoint onirique et léger. La deuxième partie de la soirée est placée sous le signe de la musique de Ravel et Beethoven. Construit sur le principe d’une partie d’échec, Boléro de Radaèovský est dominé par l’énergie de la danse masculine. La chorégraphie de Paul Lightfoot et de Sol Leon offre enfin à la soirée un épilogue marquant. Et bien qu’en portugais «susto» signifie peur ou angoisse, les deux créateurs, et notamment la danse sous la cascade de sable, sauront enchanter le spectateur avec leur ironie légère et leur énergie fluide.
Léonce et Léna
Georg Büchner
Théâtre dramatique (Traduction simultanée en Anglais)
Lieu: SND - Theatre
Jeudi 23 avril 2009 de 19:00 à 21:40
Traduction: Ján Rozner; Adaptation: Martin Cicvák; Mise en scène: Martin Cicvák; Dramaturgie: Martin Kubran; Décor: Tom Ciller; Costumes: Marija Havran; Musique: Petr Kofron;
Avec: Emil Horváth, L'uboš Kostelný, Diana Mórová, Robert Roth, Zuzana Fialová/Helena Krajciová, Ján Gallovic, Oldo Hlavácek, Leopold Haverl, Vladimír Obšil, Gabriela Dzuríková, Alexander Bárta, Branislav Bystriansky
UNE GRACIEUSE THÉÂTRALITÉ
Léonce et Léna de Georg Büchner est une pièce polysémique qui articule des éléments de fable, d’humour et de satire. Cette histoire, rendue très actuelle par l’interprétation des acteurs du Théâtre national slovaque, est celle des «princes» et des «princesses» qui ne parviennent pas à porter la couronne et qui regardent la vie comme s’ils la voyaient pour la première fois, attendant que leur heure vienne. Leurs phrases, en apparence enfantines, sont teintées de nihilisme. Face à ce conte sur l’éternelle adolescence qui refuse les règles de l’âge adulte, la question se pose de savoir comment sera le monde lorsque Léonce et Léna auront le pouvoir. Dans l’espace original de la scène créée par Tom Ciller (Prix Dosky pour la meilleure scénographie de la saison 2007/2008), leurs pensées flottent librement tandis que leurs rencontres, sous l’arbre de la connaissance, semblent déterminées par le destin même. Oscillant entre le ludique et la mise en question philosophique du pouvoir, ce spectacle est l’un de ceux qui, durant la saison précédente, ont su apporter un souffle de fraîcheur et de légèreté, tout en proposant un regard subtilement détaché sur l’art du théâtre et de la vie.
Martin Èièvák (1975) est l’un des jeunes metteurs en scène actuellement les plus remarqués en Slovaquie et en République tchèque. Ayant fait des études de mise en scène théâtrale à l’Académie Janáèek des arts du spectacle de Brno, il est lauréat de plusieurs prix récompensant son travail créatif: du côté tchèque, le Prix Alfréd Radok pour le talent de l’année 2000; du côté slovaque, le Prix de la critique Dosky 2003/2004 pour Une nuit arabe, pièce de Roland Schimmelpfennig. Jeu et inventivité sont les caractéristiques les plus fortes de son style, de même que sa grande pureté du signe et que sa conception visuelle qui s’inscrit dans le sillage des tendances européennes modernes.
Kubo - Cent années de douleur. Comédie
Jozef Hollý
Théâtre de marionnettes pour adultes (Sous-titres en Anglais)
Lieu: Nova Scena
Jeudi 23 avril 2009 de 19:00 à 20:30
www.bdnr.sk
Adaptation: Martin Geišberg, Marián Pecko; Mise en scène: Marián Pecko; Décor: Jaroslav ; Costumes, marionnettes: Eva Farkašová; Musique: Róbert Mankovecký; Travail chorégraphique: Tomáš Nepšinský;
Avec: Karol Cicmanec / Dominik Zaprihac, Marek Geišberg, Ján Haruštiak, Nad'a Jelušová, Ivana Kovácová, Marianna Mackurová, Marek Pastírik, Viktor Sabo, Peter Stolárik, Alena Sušilová, Jozef Šamaj, Mária Šamajová, Silvia Severíniová / Tatiana Jánošová, Peter Vanoucek
THÉÂTRE EXPRESSIF AVEC ÉLÉMENTS DE CIRQUE
Kubo est un spectacle unique à plusieurs titres: désigné par la critique comme le projet le plus marquant et artistiquement le plus abouti des spectacles de marionnettes contemporains, il a également représenté la Slovaquie lors de nombreux festivals et représentations à l’étranger, et a remporté de nombreux prix au niveau national et européen. Ce spectacle est par ailleurs celui qui, depuis plusieurs saisons déjà, rencontre le plus vif succès auprès d’un public de jeunes et d’adultes au Théâtre de marionnettes Du croisement. Enfin, Kubo constitue une reprise novatrice de la comédie homonyme slovaque qui, au début du 20ème siècle, avait suscité un véritable enthousiasme populaire avec son nombre inégalé de représentations.
Le schéma est classique: les défauts humains et la manipulation sont vus par les yeux d’un «idiot de village». Mais Kubo n’est pas un benêt typique: c’est un homme qui vit dans un monde d’idées, d’images et de sentiments originaux. Son regard interrogateur dévoile ce qui est caché et met son entourage, ainsi que le spectateur, face à un miroir implacable. Il en résulte un croquis qui n’est pas pour autant une caricature, mais un cirque de genres, un mélange substantiel de théâtre, de marionnettes, de spectacle forain, de cabaret, de comédie musicale, de théâtre corporel et de film.
Marián Pecko (1958) collabore avec différentes compagnies de théâtre et de théâtre de marionnettes en Slovaquie, Pologne et République tchèque. Créateur remarquable, maniant la métaphore et le symbole d’une manière fascinante, il sonde et révèle à travers le théâtre les valeurs essentielles de l’humain.
Les âmes mortes (images du nouveau monde)
Compagnie SkRAT
Théâtre sans paroles (pas de texte)
Lieu: A4
Jeudi 23 avril 2009 de 19:00 à 20:05, et de 22:30 à 23:35
Conception et mise en scène: Dušan Vicen; Conception lumière, élaboration sonore: Ladislav Mirvald; Co-auteurs, interprètes: Vít Bednárik, L'ubo Burgr, Lucia Fricová, Dana Gudabová, Inge Hrubanicová, Milan Chalmovský, Vlado Zboron
L’ESTHÉTIQUE DE LA BANALITÉ
Renouant avec l’activité du célèbre théâtre Stoka, SkRAT est une association indépendante formée par des amateurs pour répondre à la quasi impossibilité de faire du vrai théâtre contemporain aux côtés des traditionnels théâtres de répertoire.
Les productions de la compagnie SkRAT sont mises en scène par ¼ubomír Burgr (1964) et Dušan Vicen (1966) qui a déjà obtenu deux fois le Prix Alfréd Radok du meilleur texte dramatique slovaque et tchèque. Présentés à plusieurs reprises à l’étranger (République tchèque, Allemagne, Hongrie, Serbie et Slovénie), les spectacles d’auteur de la troupe SkRAT ont également obtenu plusieurs prix au Festival des dramaturgies contemporaines slovaque et étrangères Nová dráma / New Drama. Le plus souvent basées sur l’improvisation, ces créations interrogent des problématiques contemporaines et affichent un regard postmoderne sur l’humain et son environnement.
Sans texte, Les âmes mortes est composé de tableaux figurant la soi-disant culture HLM, mettant en scène des gens dont les vies s’enchevêtrent sans jamais être comblées. Leur quotidien empli de situations banales produit des drames sans paroles. De nuit, la banlieue déserte projette des ombres sur ses habitants et on aperçoit des fragments d’appartements – chambres à coucher, cuisines, salles de bain – qui deviennent le lieu de grandes et de petites tragédies quotidiennes. Cherchant désespérément l’épanouissement personnel, ces gens sont dans l’incapacité de vivre en accord avec leurs idées. Égarés dans leurs petits mondes, ils se déplacent d’un endroit à l’autre, communiquent sans mots, pleurent sans larmes, rient sans voix. Le spectacle utilise des extraits d’une vidéo d’O¾ga Paštéková, Petržalka après minuit, ainsi que des animations d’ombres chinoises de Daniela Krajèová.
Kebab
Gianina Cãrbunariu
Théâtre dramatique (Sous-titres en Anglais)
Lieu: SND - Studio
Jeudi 23 avril 2009 de 20:30 à 21:50
Traduction: Jana Páleníková; Mise en scène: Ján Šimko; Dramatugie: Martin Gazdík; Décor et costumes: Jerguš Opršal; Musique: Matúš Homola;
Avec: L'ubomír Bukový, Juraj Igonda, Tatiana Poláková
NOUVELLE DRAMATURGIE
Ces dernières années, les trois ensembles permanents du Théâtre public de Košice (Opéra, Ballet, Théâtre dramatique), ont réalisé plusieurs productions remarquables. Se caractérisant par la modernité de leurs procédés théâtraux et de leurs thématiques, elles ont su attirer un large public et se faire ainsi une place de la première importance dans le contexte théâtral slovaque. La mise en scène de Kebab, pièce de la jeune dramaturge roumaine Gianina Cãrbunariu, s’inscrit bien dans cette ligne.
Reprenant les thématiques centrales de la pièce que sont les sentiments authentiques des jeunes issus des pays post-soviétiques, le metteur en scène Ján Šimko a su jouer avec le texte original et l’adapter au contexte slovaque. Ainsi authentifiée, la pièce révèle sa dimension universelle. Trois jeunes Slovaques errent en Irlande en quête d’une opportunité que leur pays n’a pas su leur offrir. Révélées par un excellent jeu d’acteur, leurs vaines tentatives pour atteindre la vie dont ils avaient rêvée, apparaissent devant nous en séquences abruptes, comme sur un écran de cinéma. Cette histoire de jeunes immigrés de l’Europe de l’Est se fait ainsi le reflet d’une triste réalité de notre monde contemporain: l’euphorie du début, le mirage enivrant d’un improbable succès dans le show-business, font très rapidement place à la dépression qui conduit à une situation tragique.
Ján Šimko (1976) fait partie de ces jeunes metteurs en scène exigeants qui conçoivent le théâtre comme un lieu où l’on interroge les problématiques de la société. S’inspirant des procédés du théâtre documentaire, ses mises en scène se caractérisent par une interprétation socio-politique originale des textes et par une manière de mener les acteurs peu commune en Slovaquie, qui reprend les techniques du théâtre épique.
Avant la retraite
Thomas Bernhard
Théâtre dramatique (Traduction simultanée en Anglais)
Lieu: Theatre Astorka Korzo
Jeudi 23 avril 2009 de 21:00 à 23:10 et samedi 25 avril 2009 de 18:30 à 20:40
Traduction: Ján Štrasser and Peter Zajac; Mise en scène: Juraj Nvota; Dramaturgie: Andrea Dömeová; Décor et costumes: Mona Hafsahl;
Avec: Zita Furková, Zuzana Kronerová, Peter Šimun
UNE CONTRIBUTION AU DISCOURS SUR LA MÉMOIRE HISTORIQUE
Depuis sa création en 1990, le théâtre Astorka Korzo ’90 est l’un de ceux qui, dans le domaine théâtral slovaque, donnent le ton. De par sa conception et son nom, il renoue avec le légendaire Théâtre du Korzo, fermé pour des raisons politiques au début des années 1970, à l’époque de la «normalisation». Il s’était en effet rendu célèbre pour ses interprétations dramaturgiques inventives et provocantes, inacceptables pour le régime communiste. Dans son sillage, le théâtre Astorka Korzo ’90 propose à un large public un répertoire prenant appui sur la forte implication personnelle de ses acteurs qui sont parmi les plus reconnus en Slovaquie. Ainsi de Peter Šimun qui a obtenu l’important Prix Dosky 2006 du meilleur acteur de la saison, pour son interprétation de Rudolf Höller.
Pour la société slovaque, dont le gouvernement collabora avec le régime nazi durant la période de dit l’état slovaque (1939 – 1945), cette mise en scène de Avant la retraite représente un enjeu non seulement artistique, mais aussi politico-social. Dans la pénombre d’un salon bourgeois, un frère danse avec ses sœurs, en attendant le moment où ils pourront fêter à nouveau publiquement l’anniversaire de Himmler, leur modèle spirituel. Derrière le masque civilisé qu’ils arborent se profile une face monstrueuse de bourgeois rêvant de purges ethniques et de chambres à gaz. L’ambiance solennelle alterne ici avec les éclats de passion les plus effrénés pour aboutir enfin à un mélange de grotesque et de monstrueux lors de la révélation finale du véritable secret de la famille. Ce spectacle, d’un grand réalisme métaphorique, dénonce le mal et son indéniable répétition. Cette création a obtenu le Grand Prix de la mise en scène dans la catégorie des pièces étrangères lors du Festival des dramaturgies contemporaines slovaque et étrangères Nová dráma / New Drama 2006.
Juraj Nvota (1954), metteur en scène, contribue à l’évolution du Théâtre Astorka Korzo ’90 depuis sa création. Sa conception de la mise en scène est marquée par trois traits principaux: un grand espace laissé aux acteurs et à leur création, un travail rigoureux sur le texte et une sensibilité aux instants poétiques et ludiques qu’il sait trouver dans les situations les plus tragiques.
UNA (Unknown Negative Activity) - Shouting Opera in Movement
RootlessRoot Company
Danse théâtre (pas de texte)
Lieu: Theatre Arena
Jeudi 23 avril 2009 de 21:00 à 22:15
Chorégraphie et conception: Jozef Frucek and / et Linda Kapetanea; Avec: Martha Frintzila, Jozef Frucek, Linda Kapetanea, Vasilis Mantzoukis, Edken Lame and Marianna Tzouda; Musique: Vasilis Mantzoukis; Texte: Jozef Frucek; Décor: RootlessRoot and Dimitris Nasiakos; Costumes: RootlessRoot and Natasha Dimitriou; Conception lumière: Dimitris Nasiakos
L’OPÉRA EN MOUVEMENT
UNA trouve son inspiration et son point de départ en la personne de Theodore Kaczynski, dit également «Unabomber», terroriste luttant contre ce qu’il concevait comme le «démon du progrès technologique». Son manifeste, intitulé La Société industrielle et son avenir, prêche pour le retour de l’humanité à un mode de vie plus simple, seul susceptible, selon l’auteur, d’améliorer la qualité de la vie dans l’avenir.
«L’opéra hurlant en mouvement» est un hybride qui combine différents éléments de l’art de l’interprétation pour les fondre en une sorte de langue non fonctionnelle, différente de celle que nous utilisons tous les jours. Les gestes psychologiques combinant chant, parole, danse et musique sont composés en un chaos maîtrisé, afin de former une langue hyperbolique susceptible de traduire la complexité qu’affrontent les individus dans un monde devenu de plus en plus incompréhensible.
Le livret est issu d’une articulation rigoureuse de matériaux divers: extraits du manifeste de Theodore Kaczynski, articles de presse relatant ses activités et rapportant son procès, textes plus ou moins scientifiques analysant le rôle de la violence dans les comportements humains. L’accompagnement musical, constitué essentiellement de morceaux de musique concrète, intervient directement dans l’action qui se déroule sur scène. Le son de la guitare électrique se fait parfois rugueux mais, au contact du lyrisme fragile des chansons, contribue à créer un puissant contraste psychologique.
Après de multiples expériences professionnelles et une expérience commune au sein de la compagnie néerlandaise Ultima Vez, le danseur slovaque Jozef Fruèek (1975) et la danseuse grecque Linda Kapetanea (1973) ont créé en Grèce, leur actuel lieu de vie, la compagnie RootlessRoot Company. Travaillant à leurs propres projets, ils créent également des chorégraphies pour d’autres compagnies européennes, tout en menant une intense activité pédagogique en Grèce et à l’étranger. Leur premier contact avec le public slovaque a eu lieu lors de la précédente édition du festival Divadelná Nitra (2008). Leur spectacle intitulé Giboulées de silence avait alors suscité un grand enthousiasme. La première mondiale de UNA aura lieu à Bratislava.
Orthopoeticum
Maja Hriešik (ID:), Debris Company
Théâtre du geste (pas de texte)
Lieu: Mala Scena
Jeudi 23 avril 2009 de 22:30 à 23:30
Conception: Maja Hriešik (ID:), Debris Company; Mise en scène: Maja Hriešik; Dramaturgie: Barbara Gindlová; Chorégraphie: Stanislava Vlceková; Design, conception de la scène et assistance technique: aktivnagruppa – Lukáš Kodon, Katarína Mrázková and Norbert Knap; Décor et costumes: Eva Rácová; Musique: Jozef Vlk;
Avec: Maja Hriešik, Stanislava Vlceková, Jozef Vlk, Martin Piterka
UNE DANSE CONCEPTUELLE NON SEULEMENT DE LA DOULEUR
Fruit d’une intense collaboration entre plusieurs jeunes créateurs reconnus dans le domaine de la danse, du théâtre, de la musique, de la scénographie et des nouveaux médias, cette création repose sur une recherche théorico-pratique qui en fait l’une des contributions les plus remarquables à la danse conceptuelle contemporaine slovaque. Pour concevoir et mettre en scène le spectacle, Maja Hriešik s’est inspirée des problèmes et des souffrances corporelles de personnes réelles – elle-même ainsi que d’autres participants au projet. Le mouvement de composition et de décomposition de ce «rapport médical poético-physique sur scène» est en étroite relation avec le fonctionnement d’une colonne vertébrale en bon ou en mauvais état. Les éléments chorégraphiques et visuels font écho aux images anatomiques ou radiographiques de la colonne vertébrale et de ses déformations ainsi qu’aux formes des appareils orthopédiques. Ce projet interroge de manière ouverte les sentiments des personnes qui ont perdu la possibilité de tout mouvement naturel et luttent contre divers blocages et diverses douleurs physiques. Il met également en question la manière dont le corps souffrant influence l’esprit et conditionne l’homme dans sa recherche d’une autre essence du mouvement.
Maja Hriešik (1978) est une personnalité marquante du théâtre slovaque contemporain. Loin de se limiter à la pratique du théâtre, elle développe des projets éducatifs dans le domaine de l’écriture dramatique, mais s’occupe aussi de théorie, interrogeant notamment la corporalité du performer dans le théâtre européen. Elle est également chroniqueuse et s’intéresse particulièrement à la scène indépendante slovaque. S’éloignant provisoirement du théâtre dramatique pour se confronter à l’opéra, elle vient de signer à l’Opéra de Banská Bystrica la mise en scène de Sous les Sakuras en fleurs, œuvre du compositeur slovaque contemporain Vladimír Godár. Ortopoeticum marque par ailleurs ses débuts dans le domaine de la danse et du geste.
Le quai (quête d’identité en dix-huit tableaux)
Miloš Karásek
Théâtre dramatique (Sous-titres en Anglais)
Lieu: Mala Scena
Vendredi 24 avril 2009 de 17:30 à 19:05
Mise en scène et réalisation de décors: Miloš Karásek; Musique: Michal Koøán; Dramaturgie et traduction en langue ruthène: Vasil' Turok;
Avec: Jozef Tkác, Vasil' Rusinák, Evgen Libeznuk, L'uboš Mindoš, Marián Marko, Svetlana Škovranová, L'udmila Lukacíková, Sergej Hudák, František Javorský; Voice / voix: Michal Hudák
UNE SATIRE BECKETTIENNE À LA RUTHÈNE
Sculpteur mais également dramaturge et metteur en scène, Miloš Karásek associe deux visions du monde: celle des arts plastiques et celle du théâtre. C’est dans les deux domaines de son activité qu’il évite soigneusement tout réalisme. Ainsi, les dialogues apparemment réalistes qu’il construit dans Le Quai sont-ils menés dans un esprit d’absurde teinté d’existentialisme. Il y a un côté tout à la fois beckettien et sartrien dans cette pièce, mais agrémenté d’une bonne dose de farce populaire et de quelque chose qui rappelle la mentalité slovaque. Le Quai est une sorte de «Stationendrama» où les personnages passent tandis que l’espace demeure inchangé. Sur le quai d’une gare, deux hommes en costume noir sont assis sur un banc, engageant des discussions éphémères avec des passants: un suicidaire, une maîtresse sadique, un ange, un directeur de théâtre... Des bribes de vérité sur l’existence, des banalités, un humour absurde se mélangent pour témoigner fortement des problématiques essentielles de l’humain. Le prix Dosky de la meilleure musique de scène a été décerné au compositeur et musicien tchèque de renom, Michal Koøán. Ce spectacle a également obtenu un grand succès lors de la grande biennale Neue Stücke aus Europa de Wiesbaden.
Le théâtre Alexander Dukhnovitch de Prešov est un théâtre des minorités qui crée ses spectacles en ruthène, langue slave orientale. N’ayant jamais eu leur propre État, les Ruthènes sont souvent confondus avec les Ukrainiens, à l’époque du régime soviétique qui reniait systématiquement l’existence de cette minorité, le théâtre portait d’ailleurs le nom de «Théâtre national ukrainien».
Miloš Karásek (1960) est architecte de formation et se consacre au théâtre depuis le milieu des années 1980. Ses débuts sont marqués par une collaboration avec Blaho Uhlár au sein du Théâtre national ukrainien déjà mentionné. C’est avec lui que Karásek a créé de nombreux spectacles, rédigé des manifestes et fondé à Bratislava le légendaire théâtre Stoka (1991 – 2006). Dès la fin des années 1990, il travaille également seul, écrivant et mettant en scène ses propres pièces et créant des sculptures qui ont déjà fait sa renommée. Son œuvre se caractérise par un sens aigu de la dynamique et de l’émotion et par une capacité toute particulière à saisir la réalité en lui donnant une forme artistique originale dotée d’un humour personnel.
La mémoire de Bratislava I.: Histoires de Petržalka (une interruption)
Ján Šimko et le collectif
Théâtre dramatique (Sous-titres en Anglais)
Lieu: Studio 12
Vendredi 24 avril 2009 de 17:00 à 18:55 et de 22:00 à 23:25
Mise en scène: Ján Šimko; Dramaturgie: Martina Vannayová et Zuzana Ferenczová; Décor et costumes: Jerguš Opršal; Musique: Pavol Plevcík and / et Andrej Hruška;
Avec: Maroš Balážik, L'ubomír Bukový, Petra Fornayová, Juraj Igonda, Pavol Plevcík / Pavel Graus, Henrietta Rab / Slávka Daubnerová
UN DOCUMENTAIRE SUR LA MÉMOIRE PERDUE D’UNE VILLE
Construite dans les années 1970 aux pires heures de la « normalisation », Petržalka est la plus grande banlieue d’Europe centrale. À l’époque austro-hongroise, le site s’appelait Engerau (en allemand) ou Ligetfalu (en hongrois) et, jusqu’à sa démolition au profit de grands ensembles, n’était qu’un village à la lisière de la ville, un endroit agréable où les citadins de Bratislava venaient se promener. Annexée par l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale, Petržalka abrita un camp d’internement pour les Juifs et les Roms déportés ensuite vers les camps de concentration. L’après-guerre a en outre connu l’expulsion des Hongrois qui habitaient cette région frontalière. Lorsqu’enfin, dans les années 1970, les dirigeants communistes décidèrent d’y construire une immense banlieue, tous les résidants durent quitter leurs maisons promises à la démolition. Histoires de Petržalka est une pièce de théâtre documentaire qui prend appui sur l’histoire réelle des habitants de ce lieu: ceux qui ont vécu dans le village d’origine et ceux qui ont été amenés à vivre dans l’anonymat des «cages à lapin» – c’est ainsi qu’ton dénomme encore aujourd’hui ces barres et ces tours en béton – et qui ont dû construire une relation viable avec ce lieu. La pièce constitue ainsi un témoignage historique et générationnel sur un lieu jusque là privé de mémoire.
Ján Šimko (1976) fait partie de ces jeunes metteurs en scène exigeants qui conçoivent le théâtre comme un lieu où l’on interroge les problématiques de la société. S’inspirant des procédés du théâtre documentaire, ses mises en scène se caractérisent par une interprétation socio-politique originale des textes et une manière de mener les acteurs peu commune en Slovaquie qui reprend les techniques du théâtre épique.
Cellules
Louise Bourgeois / Sláva Daubnerová / Eduard Kudlác
Plateforme pour le théâtre contemporain et pour le spectacle vivant
Théâtre / installation (Sous-titres en Anglais)
Lieu: A4
Vendredi 24 avril 2009 de 18:00 à 18:40 et de 22:00 à 22:40
Mise en scène, texte, interprétation: Sláva Daubnerová; Dramaturgie: Eduard Kudlác; Conception visuelle: Sláva Daubnerová and Eduard Kudlác; Coproduction: Phenomenontheatre
Le texte utilise des fragments du journal intime et des notes de Louise Bourgeois
SOUVENIRS DÉ- ET RECONSTRUITS
À la fin des années 1980, Louise Bourgeois, née en 1911 à Paris, crée une série d’installations intitulée Cellules. Il s’agit alors de six grandes pièces aux murs de prison, construites avec des éléments de récupération: portes et fenêtres en acier ou en verre, meubles, miroirs, objets personnels. L’idée repose sur une reconstruction de souvenirs que Louise Bourgeois dote d’une forme physique pour revenir sur les traumatismes de sa vie.
S’inspirant de ces installations, la compagnie P.A.T. place au centre de sa création une conception de la cellule comme sphère isolée qui devient le lieu de processus intérieurs. Source d’inspiration pour les créateurs, l’œuvre imposante de Louise Bourgeois leur sert également de matériau: ils manient les textes de l’artiste, citent des extraits de son journal intime et reprennent ses méthodes de travail basées sur le principe de la déconstruction-reconstruction. En revanche, ils fournissent leur propre contexte pour élaborer leur modèle de femme qui déchiffre en elle-même les diverses formes de la souffrance.
La compagnie P.A.T. existe depuis 2006 en tant que plateforme indépendante pour le théâtre contemporain, la danse et les nouveaux médias. Sa dramaturgie est centrée sur la création de projets individuels et sur la collaboration avec des acteurs, des danseurs, des artistes visuels et des musiciens invités. Fondée et dirigée par Sláva Daubnerová (1980), P.A.T. présente régulièrement ses créations à Prievidza, au centre A4 – espace zéro de Bratislava, dans différents centres culturels et théâtres indépendants, ainsi que dans divers festivals slovaques et étrangers.
Canto Hondo (un profond chant sur elle...)
Šárka Ondrišová, Kamil Žiška
Danse théâtre (Sous-titres en Anglais)
Lieu: SND - Batiment historique
Vendred 24 avril 2009 de 18:30 à 19:30
Idée originale, scénario et mise en scène: Šárka Ondrišová et Kamil Žiška; Chorégraphie: Šárka Ondrišová à partir du matériel chorégraphique proposé par les interprêtes; Dramaturgie: Lucia Blašková; Musique: Kamil Žiška, Ján Kružliak, Jozef Vlk; Décor: Miro and Jaro Daubrava; Costumes: Lea Fekete; Conception lumière: Róbert Polák;
Avec: Stanislava Vlceková, Ján Hromada, Anna Sedlacková / Monika Horná, Csongor Kassai, Miroslava Klementová, Kamil Žiška, Ján Kružliak
www.elledanse.sk
UNE MYSTÉRIEUSE HISTOIRE DE FAMILLE
Canto Hondo relate l’histoire saisissante d’une jeune femme qui se débat dans un présent douloureux tout en essayant d’assumer les traumatismes de son passé. Incapable de pardonner, elle n’arrive pas à sortir du cercle... Canto Hondo, ce sont trois générations d’une famille au travers desquelles se dessine l’éternel drame du rapport mère-fille et de l’incompréhension entre mari et femme. Un théâtre dansé qui propose une expérience esthétique et émotionnelle intense pour tous ceux qui aiment voir une histoire se dessiner à travers la danse.
Associant les moyens expressifs du mouvement, de la scénographie, de la musique vivante et du théâtre dramatique, les créateurs ont su harmoniser tous ces éléments en une forme compacte, organique. Ainsi déterminée, l’ambiance qui s’accumule dans la simple pièce d’une vieille maison, est d’une intensité remarquable. L’exceptionnelle qualité de cette création s’appuie également sur la professionnalité et sur l’implication personnelle de tous les interprètes parmi lesquels Csongor Kassai, célèbre acteur slovaque, ainsi qu’Anna Sedlaèková et Stanislava Vlèeková, personnalités marquantes de la danse indépendante slovaque.
Reconnus depuis un temps déjà pour leurs productions individuelles, les créateurs du projet ne se sont associés pour former la compagnie ElleDanse qu’en 2007. Canto Hondo est leur première création commune. Šárka Ondrišová (1971) a étudié la chorégraphie à l’Académie d’art dramatique et de musique de Bratislava pour travailler ensuite avec différentes scènes dramatiques et théâtres musicaux. Kamil Žiška (1979), metteur en scène et compositeur est, aux côtés de Jakub Nvota, l’un des fondateurs de Túlavé divadlo (Théâtre errant) en 1997. Son travail de mise en scène s’inscrit dans la tradition du cabaret et du théâtre populaire.
Canto Hondo a été récompensé pour la meilleure création, la meilleure mise en scène et la meilleure musique de scène lors de la distribution des prix Dosky 2008 de la critique slovaque.
Tout pour la nation
Božena Slancíková-Timrava, Ondrej Šulaj
Théâtre dramatique (Sous-titres en Anglais)
Lieu: SND - Theatre
Vendredi 24 avril 2009 de 19:30 à 22:20
Mise en scène: Michal Vajdicka; Dramaturgie: Daniel Majling; Décors: Pavol Andraško; Costumes: Jana Hurtigová; Music / Musique: Peter Mankovecký;
Avec: Zuzana Kanócz, Daniela Kuffelová, Juraj Loj, Žofia Martišová, Branislav Matušcin, Zuzana Moravcová / Lucia Lapišáková, Martin Nahálka, Milan Ondrík, Ivan Vojtek sr.
www.dab.sk
À LA RECHERCHE DE LA TRADITION
Lors de la saison théâtrale 2007/2008, l’action du Théâtre Andrej Bagar de Nitra a été fortement remarquée, notamment grâce au projet dramaturgique intitulé L’argenterie de la famille, qui comportait cinq mises en scène originales d’œuvres classiques de la prose et du théâtre slovaques: Statky – zmätky (Les biens – source du mal) de Jozef Gregor Tajovský, Matka (La mère) de Július Barè-Ivan, Piargy d’après les nouvelles de František Švantner, Margita Figuli et Dobroslav Chrobák, l’opérette Modrá ruža (Rose bleue) de Gejza Dusík et de Pavol Braxatoris et enfin Všetko za národ (Tout pour la nation) de Božena Slanèíková-Timrava. Thématiquement proches, ces créations interrogeaient, chacune à sa manière, la problématique de la recherche des origines ainsi que certains traits saillants et certaines spécificités du peuple slovaque d’hier et d’aujourd’hui. Dramatisée par Ondrej Šulaj, scénariste de cinéma, la nouvelle de Timrava, dont l’action se déroule juste avant la Première Guerre mondiale, est dominée par des lignes thématiques qui offrent une analyse actualisée et subtilement ironique du combat pour la nation slovaque et du désir de la femme de s’accomplir. Jeune femme cultivée et non-conformiste qui a dépassé la médiocrité de son milieu, Viera Javorèíková ne peut plus se contenter d’une vie campagnarde, ni trouver un partenaire à son goût. Grâce au minutieux dessin psychologique de Timrava, ses héros et héroïnes, toujours en quête d’un bonheur individuel, apparaissent universels et étonnamment contemporains.
Michal Vajdièka (1976) travaille depuis 2004 comme metteur en scène avec de nombreux théâtres. La critique ainsi que le public ont notamment apprécié ses mises en scène du théâtre irlandais contemporain (Martin McDonagh, Marina Carr), dans lesquelles il a su, avec finesse et talent, faire ressortir la proximité des thématiques de la campagne irlandaise et du milieu slovaque. Ses réalisations se caractérisent par une large place laissée aux acteurs, une utilisation précise du comique de situation et une intéressante prise en compte de la scénographie qu’il confie généralement à Pavol Andraško.
Terra Granus
Michal Ditte
Théâtre dramatique (Sous-titres en Anglais)
Lieu: Astorka Korzo '90 Theatre
Vendredi 24 avril 2009 de 19:30 à 21:15
Mise en scène: Iveta Jurcová; Dramaturgie: Michal Ditte; Collaboration dramaturgique: Zuzana Ferenczová; Musical Collaboration musicale: Pavel Graus;
Avec: Henrietta Rabová, Michaela Hrbácková, Gabriel Tóth, Kristína Sihelská, Kristína Tóthová / Katarína Vakrcková, Réka Derzsiová / Mária Danadová
www.poton.sk
UN DOCUMENTAIRE SUR L’EXPULSION
Terra Granus (Terres du Hron) est une pièce construite à partir d’enquêtes de terrain et d’ateliers dramatiques menés par les auteurs dans la région du Bas-Hron en 2007 (le Hron étant une rivière slovaque). S’inspirant de l’histoire de cette région, marquée après la Seconde Guerre mondiale par plusieurs vagues d’expulsion, les créateurs ont centré leur cadre thématique sur la «recherche d’un chez soi» dans différents contextes socio-politiques liés à des événements historiques concrets. Le premier de ces événements, situé dans l’immédiat après-guerre et faisant suite à la promulgation des «décrets Beneš», consista en un échange de rapatriés entre la Hongrie et la Tchécoslovaquie. Le deuxième – l’expulsion des habitants du village Mochovce en raison de la construction d’une centrale nucléaire – eut lieu dans les années 1980. Les créateurs ont travaillé à partir d’un vaste matériel comportant avant tout des témoignages d’habitants de la région: descendants des familles expulsées ou des immigrés slovaques de Hongrie. Apportant le regard extérieur de celui qui n’est pas originaire de la région, le dramaturge Michal Ditte (1981) n’en est pas pour autant resté à un plan strictement documentaire. Son texte consiste en un collage d’histoires concernant six personnes ayant vécu à des périodes historiques différentes. Les situations y sont hyperbolisées et chargées d’imaginaire, et le regard réaliste alterne avec un esprit d’absurde pour représenter l’homme du passé et du présent. Drame réaliste, Terra Granus est aussi une vision onirique de ce que sont la vie est la création théâtrale dans le cadre d’une ville de province.
Iveta Jurèová (1968) est connue pour son travail d’organisation et de mise en scène dans le domaine du théâtre amateur. Metteur en scène, elle se démarque par une vision originale et par un réel goût pour l’activité pédagogique: elle est l’auteur de nombreux projets éducatifs et dirige régulièrement des stages et des ateliers créatifs. Co-fondatrice du théâtre professionnel indépendant Pôtoò, elle collabore de longue date avec Michal Ditte, jeune dramaturge slovaque des plus remarquables.
Opening Night
Les SlovaKs Dance Collective
Danse contemporaine (pas de texte)
Lieu: Theatre Arena
Vendredi 24 avril 2009 de 20:00 à 21:15
Chorégraphie et danse: Les SlovaKs Dance Collective, Milan Herich, Anton Lachký, Milan Tomášik, Peter Jaško, Martin Kilvády; Musique, composition et interprétation: Simon Thierrée; Décor: Les SlovaKs Dance Collective; Costumes: Mat Voorter, Pepa Martinez; Conception lumière: Hans Valcke, Joris De Bolle; Production: Phileas Productions – ulti´mates / ULTIMA VEZ; Coproduction: Teatre Mercat de les Flors (Spain), Fondazione Musica per Roma (Italy), Partner DCJ – Dans Centrum Jette (Belgium), BUDA Kunstencentrum (Belgium)
IMPROVISATIONS SUR LE THÈME DE L’AMITIÉ
Une confiance mutuelle et une franchise que l’on ne vit qu’avec nos amis d’enfance, des expériences professionnelles communes, une manière de voir le monde et de percevoir la danse qui puisent dans un terreau commun: c’est sur ces bases que s’établit la communication entre des personnes affrontant ensemble un milieu inconnu. Et ce sont précisément ces qualités qui ont permis aux membres de Les SlovaKs Dance Collective de se réunir, les conduisant à former à Bruxelles une compagnie de danse professionnelle. Opening Night est leur première création commune, œuvre à travers laquelle ils s’expriment sur leur présent et sur tout ce qui a pu le déterminer. Ludiques, pleins d’humour et d’énergie, ils laissent transparaître dans leurs mouvements une grande liberté de penser la vie et la danse. Leurs improvisations sont captivantes, suscitant un large spectre d’ambiances diversifiées. On y trouve des références au folklore slovaque, mais également une expérience vécue de ce qu’est la danse contemporaine. Leurs mouvements se font tantôt dynamiques, tantôt retenus, mais toujours sensibles au rythme et à l’espace. Le spectateur se trouve happé par cette intense présence, par l’énergie et la virtuosité des interprètes qui sont tout simplement heureux de faire ce qu’ils font. La musique, mixée en live par Simon Thierrée, est un élément important du spectacle.
Créée en 2006, la compagnie Les SlovaKs Dance Collective a déjà réussi à conquérir un large public. Après avoir fait leurs études et commencé leur carrière artistique en Slovaquie, les différents membres du groupe ont quitté leur pays et collaboré avec des chorégraphes et des compagnies européennes parmi les plus remarquables: ROSAS, Ultima Vez, Akram Khan, Sid Larbi Cherkaoui, David Zambrano, et autres. Opening Night a déjà été présenté aux spectateurs de Prague, Bruxelles, Londres, Salzbourg et Madrid.
Be Bop
Danse contemporaine (pas de texte)
Lieu: SND - Studio
Vendredi 24 avril 2009 de 22:00 à 22:50
Chorégraphie: Stanislava Vlceková; Musique et mise en scène: Jozef Vlk; Réalisation de décors et de costumes: Eva Rácová; Conception lumière: Ján cief;
Avec: Martina Benacková, Denisa Bencat'ová, Michaela Nezvalová, Petra Péterová, Tibor Trulík
www.studiotanca.sk
CORPS MENACÉS
Les auteurs de ce spectacle se sont inspirés du bebop, mouvement musical apparu dans les années 1940. Intégrant au jazz des rythmes rapides, des phrasés asymétriques, des structures plus libres et en mouvement perpétuel, le bebop a contribué à libérer la forme musicale d’un cadre traditionnaliste rigide.
Le spectacle combine plusieurs thématiques: il raconte comment de grands événements peuvent parfois naître de rien, il parle de l’instinct de survie et de la capacité qu’a l’humain de se débrouiller même dans des situations apparemment sans issue.
Les cinq personnages se retrouvent accidentellement dans un espace exigu, une cave progressivement envahie par l’angoisse d’une menace mortelle. Un jeu innocent ne tarde pas à se transformer en situation limite que chacun éprouve à sa manière. Exacerbée, la volonté de survivre efface les différences de caractère, dévoilant un miroir dans lequel chacun est mis en face de son véritable moi. Refaisant soudain surface, apparaissent des bribes d’émotion, des expériences refoulées, des préférences sexuelles, des résignations mais aussi la peur de l’avenir et, indicible, le mystère de l’existence.
Les mouvements et les gestes utilisent le langage de la danse contemporaine, ils ont une plasticité naturelle et une dynamique puissante. La chorégraphie permet aux capacités particulières de chacun des interprètes de s’exprimer pleinement.
Deux artistes désormais bien connus de la scène slovaque sont à l’origine de ce spectacle: Stanislava Vlèeková (1981), danseuse et chorégraphe et Jozef Vlk (1961) qui a signé la mise en scène ainsi que la dramaturgie et composé la musique originale. Be Bop a été créé au Studio de la danse de Banská Bystrica. Le Studio de la danse est le seul ensemble de danse moderne fondé et subventionné par l’État, qui depuis sa création en 1998, donne systématiquement la place aux productions originales de danse contemporaine et soutient la collaboration entre de jeunes auteurs indépendants provenant de genres artistiques variés.
Deuxième tour
Théâtre d’objets (pas de texte)
Lieu: Maison de la photographie d'Europe centrale
Vendredi 24 avril 2009 de 22:00 à 23:00 et Samedi 25 avril 2009 de 21:30 à 22:30
Mise en scène: Ján Štrbák; Décor: Ján Štrbák; Costumes: Diana Strauszová; Accessoires: everyone; tout le monde
Avec: Zuzana Šimová, Jana Šturdíková, Lucia Carnecká, Diana Strauszová
www.sedf.sk
LE MONDE DES ARCHÉTYPES FÉMININS
Matérialisant les rituels secrets de l’humain dans l’espace-temps, Deuxième tour se tient volontairement à la frontière entre investigation intime des profondeurs de l’âme humaine et farce futile. Ici, quatre femmes expérimentent les potentialités de l’espace et de la matière pour tenter de figurer à travers des objets leurs obsessions, traumatismes, joies et chagrins. Chacune d’entre elles apporte en effet un objet dont elle détermine la forme et la matière avant de commencer à le «ranimer» pour le transformer en sujet. Dans l’espace feutré, non-théâtral de la galerie, les choses deviennent alors quasiment les pièces vivantes d’un musée de la psyché. Ouvrant un espace propice à la recherche de relations et d’analogies insoupçonnées, ce théâtre d’objets vise à aiguiser la perception du spectateur. Presque sans texte, Deuxième tour accorde un rôle crucial à la structuration de l’espace, aux corrélations mutuelles des objets et des corps évoluant dans l’espace. La relation entre l’objet, le comédien et le spectateur est ainsi soumise à l’analyse.
Non.Garde est une compagnie professionnelle de théâtre alternatif établie à Bratislava. Proposant une plateforme pour la création contemporaine, elle contribue à repousser les frontières, à faire fusionner les genres et à approfondir l’interaction entre spectateurs et artistes. La compagnie est animée par les associations MED, VEÏ et par leurs collaborateurs.
Ján Štrbák (1972), metteur en scène, a fondé l’association théâtrale Stromy (Arbres), avec laquelle il s’est intéressé au développement de l’expression non-verbale et de l’association créative du geste, de la parole, de la lumière et de l’objet. Dans son travail, il interroge notamment des thématiques philosophiques et abstraites, explorant les possibilités de leur expression à travers la matérialité du théâtre.
HEXEN
Compagnie Debris
Danse contemporaine (pas de texte)
Lieu: A4
Samedi 25 avril 2009 de 18:00 à 19:10 et de 21:30 à 22:40
Chorégraphie: Stanislava Vlceková, Daniel Racek; Mise en scène et musique: Jozef Vlk; Conception visuelle: Martin Piterka; Décor: Marija Havran; Costumes et collaboration artistique: Eva Rácová; Conception lumière: Jozef Vlk, Martin Piterka; Music Réalisation musicale: Jozef Vlk, Peter Krajniak, Jozef Lupták, Peter Šesták, Boris Lenko; Partenaires: ElleDanse, A4 – Zero Space;
Avec: Martina Lacková, Emil Píš, Daniel Racek, Stanislava Vlèeková and The Fifth / et Cinquième
UN SAMPLING MAGIQUE DE SONS, DE MOUVEMENTS ET D’IMAGES
HEXEN, l’une des productions les plus remarquables de la scène indépendante en 2008, associe de manière originale l’écriture chorégraphique de Stanislava Vlèeková (1981) et de Daniel Raèek (1973), à la conception artistique de Josef Vlk (1961), compositeur, performer et metteur en scène reconnu.
Ce spectacle «multi-genre» associe à une musique minimaliste des projections vidéo et une chorégraphie qui articule, sur la base du «contact improvisation», des éléments de danse contemporaine, d’arts martiaux et de danse orientale. Le tout forme un théâtre physique débordant d’énergie et d’humour où les rapports corporels deviennent des rapports archétypaux basés sur le principe de l’attraction et de la répulsion. Les créateurs renoncent à toute représentation ou interprétation pour jouer avec des éléments scéniques tels que le tableau vivant, les modifications de la surface et de l’espace, le sampling de mouvements, de sons et d’images, ou encore la concentration des significations. Abordant le thème de la recherche des frontières entre le réel et l’irréel et entre le mouvement et l’immobilité, HEXEN est une création qui s’efforce de saisir l’inconstante réalité en un tableau magique.
La compagnie Debris reprend les bases de l’ensemble Hubris, qui l’a précédée. Elle existe depuis près de 15 ans, avec une interruption de son activité de 1999 à 2004. Après s’être concentrée sur une approche non-verbale d’œuvres littéraires majeures telles que Le Procès de Kafka, L’Évangile selon saint Marc de Borges ou encore Ulysse de Joyce, la compagnie s’est progressivement tournée vers un théâtre d’auteur. Elle a aujourd’hui à son actif plus de douze projets. Les créations de la compagnie Debris prennent appui sur une connaissance approfondie de l’évolution de la danse contemporaine, de la performance, de l’installation et du «site-specific». Les dimensions visuelle, musicale, sonore et chorégraphique, ainsi que les strates d’action dans l’espace du théâtre, coexistent parallèlement, jouant contre l’illusion du temps réel.
Ivanov
Anton Pavlovich Chekhov
Théâtre dramatique (Traduction simultanée en Anglais)
Lieu: SND - Theatre
Samedi 25 avril 2009 de 18:30 à 21:25
Traduction: Ján Štrasser; Dramaturgie: Monika Michnová; Mise en scène: Roman Polák; Décor: Vladimír Cáp; Costumes: Peter Canecký; Musique: Michal Novinski; Marionnettes: Ludvík Poznícek; Chorégraphie: Peter Tabacek;
Avec: Jozef Abafi, Ján Demko, Jana Eliášová, Eva Gašparová, Michal Gazdík, Marek Geišberg, Viliam Hriadel, Lucia Jašková, Ján Kožuch, Miloslav Král', Jana Ol'hová, Renáta Rundová, Bibiana Tarasovicová, František Výrostko
www.divadlomartin.sk
UNE RENCONTRE DE CULTURES ET DE PROCÉDÉS THÉÂTRAUX
Avec Ivanov, Roman Polák a créé au Théâtre slovaque de chambre un spectacle qui dépasse la production moyenne des arts de la scène en Slovaquie. Insufflant une conception originale à cette histoire bien connue de Tchekhov, il a su dévoiler le fort potentiel créatif que la pièce recèle. Ce sont en effet des courants profonds qu’il conduit ici à la lumière: le «burn-out», ou «syndrome d’épuisement» qui touche la société contemporaine; la rencontre de cultures différentes qui s’efforcent tant bien que mal de vivre ensemble. Ainsi, Polák a-t-il réussi à créer un spectacle intempestif, une œuvre originale et inventive tant sur le plan de la mise en scène et du jeu d’acteur que sur celui des idées. Les grandes questions tchekhoviennes: «Qui suis-je?», «Pourquoi je vis?», «Qu’est-ce que je veux?», sont ici posées avec la légèreté d’une farce qui fait osciller la pièce entre le comique et le tragique. Au milieu d’une panoplie de figures grotesques aux costumes rembourrés et guidées par des manipulateurs qui pourraient être tout droit sortis d’un bunraku japonais, le personnage d’Ivanov avance en titubant. Perdu dans cette foule bigarrée, il n’est probablement plus le héros de l’histoire, et certainement pas le moteur principal de la pièce. En revanche, il devient le tremplin pour des situations tragi-comiques dirigées d’en haut par des baguettes de marionnettiste. Le contraste du noir et blanc de la mise en scène avec la vivacité du coloris intérieur fait de ce spectacle l’une des plus grandes réussites de la scène slovaque de ces dernières années.
Dans ses mises en scène, Roman Polák (1957) excède souvent les dimensions habituelles du spectacle vivant slovaque. Sa carrière artistique qui se caractérise par la rencontre indissoluble entre l’intellect et l’émotion a pris son élan dans les années 1980 à Martin. Deux de ses meilleures créations – La Dispute de Marivaux (1988) et Baal de Brecht (1989) – avaient fait le tour de l’Europe pour représenter la Tchécoslovaquie de l’époque dans différents festivals internationaux (Édimbourg, Belgrade, Thorn, Wroclaw, Moscou).
Dr. Gustáv Husák (Prisonnier des présidents – président des prisonniers)
Viliam Klimácek
Théâtre dramatique (Traduction simultanée en Anglais)
Lieu: Theatre Arena
Samedi 25 avril 2009 de 18:30 à 20:40
Mise en scène: Martin Cicvák; Dramaturgie: Martin Kubran; Décor: Tom Ciller; Costumes: Marija Havran; Projections vidéo: Peter Kerekes, Marek Šulík;
Avec: Emil Horváth, Ján Gallovic, Marián Prevendarcík; Choeur d’enfants de la Radio Slovaque sous la direction d’Adrián Kokoš; Accordéon – Viliam Majer
www.divarena.sk
UNE RÉFLEXION SUR LE PASSÉ COMMUNISTE
Juriste et homme d’État, Gustáv Husák est l’une des personnalités les plus controversées de l’histoire tchécoslovaque. Interné dans un camp de concentration en 1940 en même temps que d’autres communistes, il est arrêté et accusé de «nationalisme bourgeois» en 1951, après l’arrivée des communistes au pouvoir, pour être condamné à la prison à vie en 1954. Libéré puis réhabilité quelques années plus tard, il devient l’un des principaux acteurs du courant réformateur et est nommé vice-président du gouvernement lors du «printemps de Prague» en 1968. Après l’occupation de la Tchécoslovaquie par les forces du pacte de Varsovie en août 1968, il participe aux négociations de Moscou, et remplace Alexander Dubèek au poste du Premier secrétaire du Comité central tchécoslovaque en 1969. Élu président de la République socialiste tchécoslovaque en 1975, il est réélu en 1980 et en 1985. Après les événements de novembre 1989, conscient de la chute inévitable du rideau de fer et du régime communiste, il démissionne après 14 années de présidence.
Voici seulement quelques éléments de la vie du «prisonnier des présidents et président des prisonniers», ainsi que le nomme le dramaturge slovaque Viliam Klimáèek. Voici également des données qui résument l’histoire turbulente et contradictoire de notre espace géopolitique. Dans la pièce de Klimáèek trois acteurs représentent les trois visages d’un homme tout d’abord communiste passionné (années 1950), puis homme politique ambitieux (1968) et enfin président cynique d’un pays «normalisé» (années 1970 et 1980). Il reste que cette pièce ne parle pas uniquement des dilemmes des puissants et des aléas du pouvoir: elle rend également compte de l’absurdité de la vie dans la Tchécoslovaquie communiste.
Martin Èièvák (1975) est l’un des jeunes metteurs en scène actuellement les plus remarqués en Slovaquie et en République tchèque. Ayant fait des études de mise en scène théâtrale à l’Académie Janáèek des arts du spectacle de Brno, il est lauréat de plusieurs prix récompensant son travail créatif: du côté tchèque, le Prix Alfréd Radok pour le talent de l’année 2000; du côté slovaque, le Prix de la critique Dosky 2004 pour Une nuit arabe, pièce de Roland Schimmelpfennig. Jeu et inventivité sont les caractéristiques les plus fortes de son style, de même que sa grande pureté du signe et que sa conception visuelle qui s’inscrit dans le sillage des tendances européennes modernes.
Near...
CobosMika Company
Danse contemporaine (pas de texte)
Lieu: Heineken Tower Stage
Samedi 25 avril 2009 de 20:00 à 21:00
Mise en scène et chorégraphie: Olga Cobos, Peter Mika; Assistance technique et son: Jordi Fuentes / Isaac Lucas; Décor et conception lumière: Peter Mika; Costumes: Olga Cobos; Musique: Duet: Robert Ashley, Thomas De Hartmann, Trio: Erikk McKenzie, D. Lang, Nine Inch Nails; Coproduction: Koreografisk Center Archuz (Denmark);
Avec: Duet: Iker Arrue, Laura Vilar; Trio: Iker Arrue, Vicky Söntgen, Laura Vilar
TOUCHER L’ÂME PAR LE MOUVEMENT
Établie en Espagne, la compagnie CobosMika a été fondée par Olga Cobos et le danseur et chorégraphe slovaque Peter Mika. Leur production Near... est composée de deux parties: un duo et un trio. D’une grande pureté et d’une profonde concentration, cette œuvre interpelle par sa précision et par l’accent mis sur le danseur. Les danseurs sont en effet l’élément essentiel qui, au sein de l’espace vide, compose une structure quasi métaphysique faite d’émotions labyrinthiques et de mouvements psychiques complexes. Fluidité, dynamisme, tension: tels sont les attributs qu’Olga Cobos et Peter Mika cherchent avant tout à exprimer ici. En collaboration avec leurs danseurs, ils développent un langage corporel original, fondé sur une perfection sculpturale et puisant ses moyens d’expression autant dans la danse classique que dans la danse contemporaine. Thématiquement, Near... traite notamment du fait d’ «être emprisonné» et de «chercher à se dégager» en suivant une voix intérieure qui requiert l’amour. CobosMika Company s’inscrit dans la lignée d’une danse expressive qui accorde la même importance à la forme qu’à l’émotion transmise par la danse.
Après avoir étudié la danse à l’Académie d’art dramatique et de musique, Peter Mika (1972) a participé de plusieurs compagnies de danse et collaboré avec des chorégraphes de renom (Bruno Genty Company, S.O.A.P. Dance Theater Frankfurt, Rui Horta Company, Russell Maliphant). Peter Mika et Olga Cobos (1968) dirigent depuis 2000 leur propre compagnie établie à Palamosa en Espagne. CobosMika Company a obtenu plusieurs prix pour ses créations, en Allemagne et en France notamment.
L’Amérique selon Kafka
Philip Boehm, Anna Grusková
Théâtre dramatique (Sous-titres en Anglais)
Lieu: Mala Scena
Samedi 25 avril 2009 de 21:30 à 22:30
Dramatisation: Philip Boehm, Anna Grusková; Mise en scène: Philip Boehm (USA); Dramaturgie: Anna Grusková; Art Therapy, Art-thérapie, conception et direction de travaux artistiques: Stephan Böhm (Austria); Collaboration artistique: Ivana Pisonová; Chorégraphie: Peter Vrt'o and Peter Tabacek; Auteur et interprète de la composition musicale: Andrej Krajcovi;
Avec: Ján Kinèceš, Marek Majeský, L'ubica Berthová, Ivan Blaško, Peter Gregor, Peter Hudec, Miriam Kujanová, Marek Mojžiš, Eva Ogurcáková, Mojmír Podlipný, Dana Snopková, L'ubica Tureková, Peter Vaculciak, Peter Vrt'o
www.divadlozpasaze.sk
THÉÂTRE COMMUNAUTAIRE DE PERSONNES HANDICAPÉES MENTALES
Que ce spectacle ait trouvé sa source d’inspiration dans l’histoire de Karol Rossmann, personnage de Kafka, n’est pas un hasard. Banni de son milieu parce que sa famille est convaincue qu’il a enfreint les règles établies, Rossmann débarque en Amérique plein d’espoir, à la recherche d’un nouvel abri qu’il perd aussitôt. Naïf et crédule comme un enfant, il n’arrive pas à se faire une place dans ce monde nouveau, ni à y nouer des relations durables. De fait, la confrontation entre le monde du personnage kafkaïen et celui des personnes handicapées au sein de la société actuelle, se révèle extrêmement stimulante. Le spectacle du Théâtre du Passage – le seul théâtre slovaque qui travaille avec des handicapés mentaux – nous pose ainsi une multitude de questions cruciales. Comment sommes-nous? Et comment sont-ils, eux? Ce «nous» et ce «ils», existent-ils vraiment? Sommes-nous suffisamment ouverts pour permettre aux personnes handicapées de faire partie de notre quotidien? Ce spectacle pose donc des questions, mais est également une œuvre d’art à part entière, pleine d’images et d’idées saisissantes. Les décors consistent en des peintures originales réalisées par les acteurs durant la période des répétitions et sous la direction de l’art-thérapeute et artiste autrichien Stephan Böhm.
Quant à Philip Boehm (1964), metteur en scène américain et traducteur de l’allemand et du polonais, il collabore avec le Théâtre du Passage pour la première fois. Sous sa direction sensible et respectueuse, les acteurs développent une présence sur scène forte et originale et témoignent d’un sens aigu du travail collectif. L’adaptation du roman de Kafka est le fruit d’une collaboration entre le metteur en scène et la dramaturge et théâtrologue slovaque Anna Grusková (1962). La production de ce projet international est assurée par le metteur en scène Viera Dubaèová (1962), fondatrice du théâtre et spécialiste en art-thérapie et en théâtre communautaire.
Dégradation profonde de l’épiderme
Association de la danse contemporaine, Bratislava
Danse + théâtre (Sous-titres en Anglais)
Lieu: Studio 12
Samedi 25 avril 2009 de 21:30 à 22:20
Chorégraphie, concept, danse: Petra Fornayová; Musique: Peter Machajdík; Collaboration musicale: Peter Groll; Conception lumière: Slavo Šmalík and Peter Groll;
www.sucasnytanec.sk
CONFESSION D’UNE FEMME À PROPOS DU CULTE DU CORPS
Dégradation profonde de l’épiderme approfondit et développe le concept que Petra Fornayová, jeune performeuse et chorégraphe slovaque, a créé pour le programme Off du Festival international Divadelná Nitra 2006. Son esquisse tournait alors autour du corps comme objet d’admiration, source de vanité et de succès. Sans un corps parfait, on est forcément «hors jeu», ce jeu fait pour ceux qui ont un corps harmonieux, parfait, beau. Développant ce concept en un spectacle d’une heure, Petra Fornayová démontre ses qualités de chorégraphe, de danseuse, de performeuse et d’auteur. Elle a utilisé des moyens minimalistes, se concentrant sur l’expression corporelle-parlée. De cette manière, et malgré un humour indéniable, son témoignage glace profondément par la vérité qu’il dévoile car sont exclus tous ceux qui ne répondent pas aux critères d’un culte nouveau qui érige le corps en moyen de satisfaire désirs de succès et de visibilité médiatique. Témoignage saisissant, ce spectacle démontre enfin que concentré sur sa seule perfection corporelle et ce faisant sur sa réussite sociale, l’individu devient égocentrique, excluant ceux qui sont moins parfaits que lui avant de s’exclure lui-même.
Après avoir fait parallèlement des études de droit à l’Université Comenius de Bratislava et de danse moderne à l’Académie d’art dramatique et de musique, Petra Fornayová (1972) a travaillé avec de nombreux chorégraphes et metteurs en scène (Anka Sedlaèková, Peter Groll, Mary Fulkerson, Alyson Green, Frits Vogels, Marold Langer-Philippsen), et participé à divers stages artistiques (EDDC Düsseldorf en Allemagne, MAPA aux Pays-Bas). Elle est l’auteur des chorégraphies Ours de demi-lune, Petites histoires, Kirin, Ange, et a participé à plusieurs projets slovaques et étrangers. Depuis 2001, elle préside l’Association de la danse contemporaine.
Sui generis
Artyci compagnie de danse
Danse contemporaine (pas de texte)
Paisyn
Jaro Vinarský & comp.
Danse contemporaine (pas de texte)
Lieu: SND - Studio
Dimanche 26 avril 2009 de 15:00 à 16:50
Sui generis
Chorégraphie: Zuna Kozánková, Róbert Tirpák, Milan Kozánek; Décor et costumes: Eva Rácová; Musical Co-operation / Collaboration musicale: Jozef Vlk; Video: Lukáš Kodon;
Avec: Zuna Kozánková, Róbert Tirpák
RITUEL INTIME DE LA RECHERCHE DU CORPS
Duo de danse, Sui generis explore les possibilités de la communication physique et métaphysique entre individus. Si le corps fait partie de la communication, la question reste ouverte de son abus et de la mésinterprétation de son langage. Dans Sui generis, les deux danseurs partent à la recherche de leur « autre » corps, fouillant les souvenirs d’une époque où le corps intervenait dans différents rites et entretenait un rapport étroit avec le psychisme et la spiritualité humaine. Cette investigation du corps passe ici par des postures extrêmes, exigeant de la part des danseurs une parfaite condition physique. Œuvre chorégraphique originale, Sui generis démontre que la danse est apte à communiquer des contenus sans qu’il soit nécessaire de lui adjoindre d’autres moyens d’expression scéniques.
La compagnie Artyci a été fondée par Zuna (1973) et Milan (1970) Kozánek, danseurs, pédagogues et chorégraphes. Après avoir étudié la danse à l’Académie d’art dramatique et de musique ils ont tous deux collaboré, comme chorégraphes, avec de nombreux théâtres slovaques et étrangers. Ils ont également effectué des stages chez de grands chorégraphes tels que Frey Faust, David Zambrano ou encore Andrew de L. Harwood et se consacrent aujourd’hui à la pédagogie de la danse.
Robert Tirpák (1976) a étudié parallèlement la danse et la médecine. Il a travaillé comme danseur avec Chris Haring, Daniel Conrad et Jan Kodet entre autres. Depuis 2002, il s’occupe également de chorégraphie. Il est par ailleurs anesthésiste.
Paisyn
Chorégraphie et danse: Jaro Vinarský en collaboration avec les danseurs: João Costa (Portugal), Matej Matejka, Andrej Petrovic; Dramaturgie: Ján Zat'ko; Conception lumière: Pavel Kotlík (République tchèque); Costumes: Marta Uhlárová; Musique: Jan Burian et Mikoláš Rùžicka (République tchèque); Production: Ponec Theatre et Tanec Praha o.z.; Coproduction: ALT@RT o.s., Grotowski Institute
LA DANSE MASCULINE, LE MONDE DES HOMMES
Quatre hommes se retrouvent dans un espace-temps commun qu’ils vont occuper avec précision et concentration. Sous l’action du temps leurs rapports évoluent, gagnant peu à peu en intensité. Leurs mouvements sont tantôt un jeu, tantôt une exploration sensible de l’espace de l’autre. Mettant en œuvre le large spectre de potentialités que recèle la danse masculine, cette chorégraphie dévoile la proximité que créent les corps et leur contact, sans craindre d’aller jusqu’à explorer les limites de l’agressivité masculine. Paisyn est l’histoire de la recherche d’une définition fidèle de ce qu’est le monde des hommes. Conduit par l’auteur, le spectateur a ici l’occasion d’explorer ce monde pour y chercher des réponses à des questions telles que: Quelle est la place d’un homme dans un milieu masculin? Qu’est-ce qu’aimer pour un homme et comment les hommes s’aiment-ils entre eux? Que représente un homme pour une femme et que représentent les hommes les uns pour les autres? Jaro Viòarský confirme ici son talent de chorégraphe ainsi que son aptitude à s’exprimer avec franchise et à engager une communication immédiate avec le spectateur.
Chorégraphe et danseur slovaque, Jaro Viòarský (1978) s’est établi à Prague en 2001 pour y fonder avec Tomáš Krivošík l’ensemble duWadance. Il a collaboré, en tant qu’interprète, avec de nombreux chorégraphes de la danse contemporaine (Julyen Hamilton, Simone Sandroni, Claude Brumachon, Pierre Nadaud, Serge Ambert, Ioana Mona Popovici). Dans son travail chorégraphique, il cherche avant tout l’authenticité de l’expression, proposant aux spectateurs des thèmes et des histoires dont il a une expérience personnelle, qu’elle provienne d’un vécu ou d’une contemplation.
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Programme OFF
(Proposé par les lieux culturels de Bratislava, indépendamment de la sélection des programmateurs pour la réunion IETM)
NOTE: les billets pour les spectacles du OFF sont à retirer en personne (pas de réservation en ligne) à la billetterie qui sera située à côté de la banque d'inscriptions. La billetterie ouvrira aux mêmes heures que les inscriptions et sera fermée une heure avant le début des spectacles.
Orpheus et Euridice
Christoph Willibald Gluck
Opéra
Lieu: Opera & Ballet Hall
Jeudi 23 avril 2009 de 19:00 à 21:45
Arrangements musicaux: Jaroslav Kyzlink; Direction: Jaroslav Kyzlink, Marián Lejava; Mise en scène: Mariusz Treliñski; Scénographie: Boris Kudlièka; Costumes: Magdalena Musial; Chef de chœur : Pavol Procházka; Chorégraphie: Tomasz Wygoda;
Avec: Pavol Remenár / Wojtek Gierlach, Helena Szabóová / Malgorzata Olejniczak, Lenka Máciková / Miriam Garajová
Une des œuvres majeures de la littérature lyrique, présenté au Théâtre National Slovaque et dirigé par le renommé Mariusz Treliñski, avec une scénographie impressionnante réalisée par Boris Kudlièka, scénographe Slovaque reconnu internationalement.
KY-TIME / Hommage à Jirí Kylián
Ballet
Lieu: SND - Opera& Ballet Hall
Samedi 25 avril 2009 de 19:00 à 21:35
Chorégraphie et mise en scène: Mário Radacovský, Jirí Kylián, Lukáš Timulák;
Musique: Wolfgang Amadeus Mozart, Johann Sebastian Bach, Maurice Ravel, Gustavo Santaolalla, Loituma, Peter Hajdin; Costumes: Jirí Kylián, Anik Bissonnette, Lukáš Timulák, Martin Kotúcek, Joke Visser; Scénographie: Mário Radacovský, Jirí Kylián; Lumières et décor: Joop Caboort; Arrangements: Urtzi Aranburu, Roslyn Anderson; Maîtres de ballet: Nora Gallovicová, Igor Holovác, Juraj Vasilenko
Avec: les solistes et le chœur de l’ensemble du Ballet du Théâtre National Slovaque
Ce « collage » de chorégraphies est un hommage au célèbre danseur et chorégraphe tchèque Jirí Kylián. Ses « Six Dances and Un Ballo » sont mélangés avec des chorégraphies de ses étudiants Mário Radaèovský et Lukáš Timulák.
Coma
Martin Burlas
Opéra
Lieu: SND - Studio
Samedi 25 avril 2009 de 19:00 à 20:10
Direction: Marián Lejava; Mise en scène: Rastislav Ballek; Scénographie et costumes: Tom Ciller; Mouvements: Monika Horná;
Avec: Pavol Remenár, Denisa Hamarová, Stanislav Benacka, Eva Šeniglová, Marián Pavlovic, Petra Fornayová, Milan Chalmovský, Pavol Krištofek
L’opéra de chambre original du compositeur slovaque Martin Burlas est une opportunité unique de se confronter avec le travail lyrique contemporain.
L’Oiseau de Feu
Igor Stravinski - Ján Durovcík
Danse
Lieu: Heineken Tower Stage
Jeudi 23 avril 2009 de 19:00 à 20:00 et vendredi 24 avril 2009 de 18:30 à 19:30
Libretto, chorégraphie et mise en scène: Ján Durovcík; Musique: Igor Stravinski; Scénographie: Vlado Katona; Production des costumes: Veronika Kovácová; Assistante chorégraphe: Mariana Paulíková; Technique/son et lumières: Pavol Pogány; Décor et transport: Melvin s.r.o.;
Avec: Marianna Paulíková, Silvia Beláková, Petra Cernová, Sona Hroncoková, Lucia Mankovecká, Ján Špoták, Ivan Martiš, Lukáš Onufer a Ladislav Cmorej
www.sdt.sk
Une des œuvres dansées les plus réussies de Ján Ïurovèík, chorégraphe Slovaque reconnu, connectant des éléments dramatiques et le théâtre dansé.
Mrázik
Nikolaj Erdman
Nová scéna Theatre
Dimanche 26 avril de 10:00 à 12:00
Traduction, adaptation et mise en scène: Svetozár Sprušanský; Paroles : Ján Štrasser; Scénographie et costumes: Alexandra Grusková; Chorégraphie: Tomáš Krivošík; Arrangements musicaux :
L'ubomír Dolný; Enregistrement sonore : Július Selèan
Avec: Karin Olasová, Róbert Halák, Ivan Letko, Eva Sakálová, Andrea Királ'ová, Jana Valocká, Marcel Ochránek, Erik Pet'ovský, Gabriel Tóth, Pavol Plevèík, Lucia Vráblicová, Premysl Boublík, Eva Rysová,
Danseurs: Renata Bubniaková, Magdaléna Èaprdová, Mia Majeríková, Lucia Mankovecká, Zuzana Náprstková, Adriána Pinková, Michal Barniak, Jozef Golian, Martin Kleberc, Peter Mihálik, Lukáš Onufer, Daniel Pomíchal
Le Théâtre Nová scéna, qui est l’un des lieux de la réunion IETM de 2009 à Bratislava, offre aux amateurs de théâtre pour enfants une production du conte de fées populaire russe Mrázik, réalisée par des producteurs de théâtre slovaques célèbres.
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Films documentaires
Phénomènes – Documentaire contemporain slovaque
Une présentation unique de documentaires slovaques pour les participants de la réunion IETM 2009 à Bratislava. Tous les films seront sous-titrés en Anglais.
Jeudi 23 avril et Samedi 25 avril 2009
Programme détaillé sur place.
Obrazy starého svety / Images du vieux monde
CS, 1972 / 1989
Réalisateur : Dušan Hanák
Durée : 70 min.
© SFU, Grösslingová 32, 811 09 Bratislava, République slovaque, www.sfu.sk
Ce documentaire présente des portraits suggestifs et frappants de vieilles personnes issues des régions de Liptov et d’Orava vivant libres malgré le chaos et l’insécurité inhérents à la civilisation qui les entourent. Dusan Hanak, le réalisateur, inspiré par les photographies de Martin Martincek, a réussi à capter, avec une véritable sensibilité, l’aspect unique des personnes présentées, leurs attitudes face à la vie, et l'admirable chasteté de leurs oreilles. Il s’agit d’un film-clé aussi bien pour la Slovaquie que pour le cinéma documentaire.
Slepé lásky / Amours Aveugles
SK, 2009
Réalisateur : Juraj Lehotský
Durée : 77 min
© Artileria, Drobného 23, 841 01, Bratislava, République slovaque, www.artileria.sk
Ce film est basé sur quatre histoires d’amour uniques entre aveugles, et les diverses formes qu’elles peuvent prendre.
Iné svety / D’autres mondes
SK, CZ, 2006
Réalisateur : Marko Škop
Durée : 78 min
© Artileria, Drobného 23, 841 01, Bratislava, République slovaque, www.artileria.sk
Les personnes issues de la région de Šariš sont souvent appelées “les orientaux fous”. OTHER WORLDS rend visite à six d’entre eux dans l’un des endroits les plus reculés de Slovaquie, là où s'arrête la mondialisation. Ils sont des purs produits "made in Šariš“.
Malá domov / Passe en retrait
SK, 2008
Réalisateur : Jaro Vojtek
Durée : 29 min
© Artileria, Drobného 23, 841 01, Bratislava, République slovaque, www.artileria.sk
Ce film nous conte l’histoire de David, un garçon d’origine Rom, qui cherche à entrer dans le monde du football international en Serbie.
Ako sa varia dejiny / Comment se cuisine l’histoire
SK, AT, CZ, 2009
Réalisateur : Peter Kerekes
Durée : 89 min
© Peter Kerekes, Vištuk 277, 900 85, République slovaque, www.cookinghistory.net
Un documentaire sur les cuisiniers militaires, ou comment les besoins journaliers de milliers d’estomacs ont influencé les victoires et les défaites des dirigeants au pouvoir.
Posledná maringotka / Last Caravan / La dernière caravane
SK, CZ, 2008
Réalisateur : Peter Beòovský
Durée : 64 min
© Furia Film, Feriencíkova 1, 811 09 Bratislava, République slovaque, www.furiafilm.com
Un film sur les tout derniers comédiens authentiques d’Europe centrale – Slovaquie, Hongrie, République tchèque et Allemagne – placés dans des contextes sociaux, culturels et nationaux plus larges.
My zdes / Nous y voilà
SK, 2005
Réalisateur : Jaro Vojtek
Durée : 76min
© Leon Productions, Jadranská 41, 841 01 Bratislava, République slovaque, www.leonproductions.sk
Un long-métrage documentaire dans lequel nous suivons la destinée de la famille D. Kiossyu, qui a quitté sa maison des steppes kazakhes en 2000 et a rejoint le pays de leurs ancêtres : la Slovaquie.
Môj otec Gulag / Mon père goulag
SK, 2008
Réalisateur : František Palonder
Durée : 63 min
© Trigon Production, Sibírska 39, 831 02, Bratisalva, République slovaque, www.trigon-production.sk
Ce documentaire conte l’histoire de Jan Antal, un homme né il y a 57 ans d’une mère slovaque déportée dans un goulag russe.
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Excursions urbaines
NOTE: Toutes les excursions urbaines auront pour point de départ et d'arrivée le lieu principal de la réunion.
1. Un aperçu de la Bratislava classique, métropole miniature
Jeudi 23 avril de 14h30 à 17h et Vendredi 24 avril 2009 de 14h30 à 17h
NOMBRE DE PARTICIPANTS : 20
Cette excursion est destinée aux personnes n'ayant encore jamais visité la ville auparavant. Située sur les rives du Danube et partageant ses frontières avec trois pays, Bratislava a la riche histoire politico-sociale d’une ville royale, d’un territoire occupé et d’une ville développant continuellement son aspect multiculturel. À travers les rues, nous marcherons sur les traces d'importantes routes de commerce européennes et découvrirons où fut couronnée la reine Maria Teresa, où Franz List a donné ses concerts, et où passait le tram de Vienne. Nous grimperons également la colline pour y découvrir le château et déguster un bon café accompagné d'un gâteau dans le restaurant Parlamentka, qui surplombe toute la ville. Il s'agit de la même vue que nos parlementaires contemplent chaque jour depuis leur lieu de travail. Au cours de cette excursion, vous vous ferez une belle image de l’agréable atmosphère de Bratislava, cette petite métropole.
2. Une rencontre enivrante avec l’art
Jeudi 23 avril 2009, de 14h30 à 17h, Vendredi 24 avril 2009 de 14h30 à 17h et Samedi 25 avril 2009 de 12h à 14h30.
NOMBRE DE PARTICIPANTS : 20
Promenez-vous dans le centre de la ville, découvrez des endroits intrigants, des passages mystérieux et des galeries d’art moderne design. Bratislava se présentera à vous comme une ville plaisante tant pour y habiter que pour y développer ses propres talents artistiques. Cette rencontre avec l'art vous étourdira-t-elle ?
3. De l’OVNI à l’OVNI – points de repère à Bratislava
Jeudi 23 avril 2009, de 14h30 à 17h et Vendredi 24 avril 2009, de 14h30 à 17h.
NOMBRE DE PARTICIPANTS : 15
Cette excursion vous transformera le métro-boulot-dodo d’un “habitant ordinaire” en une aventure extraordinaire. Vous passerez par des points de repères, ou des pseudo points de repère, comme l’OVNI, l’Aupark; le Château, la gare centrale, la Banque nationale, le bâtiment de la radio slovaque, etc. Nous parlerons de légendes urbaines et des routes possibles des lignes souterraines de Bratislava, encore non-existantes.
Cette excursion se fait avec les transports publics : 2 tickets de bus à 1,40 EUR l’unité.
4. Bratislava d’hier et d’aujourd’hui
Vendredi 24 avril 2009, de 14h30 à 17h et Samedi 25 avril de 12h à 14h30
NOMBRE DE PARTICIPANTS : 20
Les participants partiront à la découverte de lieux qui marquent la fin de l’ancienne période et le début de la nouvelle Slovaquie et plus particulièrement sa capitale, Bratislava, depuis peu bouleversée par l'explosion démographique et immobilière. Ces lieux sont en quelque sorte les témoins de la forte croissance économique du pays due à des réformes économiques radicales hautement appréciées dans le monde. D’un autre côté, le revers de la médaille de ce succès économique est sans appel : plusieurs parcs et monuments historiques ont été détruits, conséquence de l’arrogance des promoteurs immobiliers et de la corruption des pouvoirs publics.
5. City Interventions – Une excursion virtuelle
Vendredi 24 avril 2009, de 14h30 à 15h30
“City Interventions” est un projet à plusieurs formes. L'idée principale était de tâcher de trouver certains points, certains endroits et certains lieux à Bratislava ne fonctionnant pas correctement, ou n'apportant pas ce qu'ils devraient aux citoyens. Il s’agit non-seulement de faire découvrir ces éléments urbains, mais aussi de suggérer des solutions réelles. Ce projet est une plateforme où des fonctionnaires de la mairie, des citoyens, des architectes, des artistes, des experts locaux et des professionnels de haut niveau sont amenés à partager des intérêts communs.
Pour établir une telle plateforme, 35 bureaux d’architectes ont été contactés et ont reçu pour consigne de présenter un concept de “city intervention”. Il en a résulté 49 interventions, publiées dans un livre éponyme, lui-même présenté lors de deux exposition, et que vous serez amenés à découvrir.
6. Les jardins de béton, ou "les cages à lapin avec chauffage central"
Vendredi 24 avril 2009, de 14h30 à 17h30 et Samedi 25 avril 2009, de 12h à 15h.
NOMBRE DE PARTICIPANTS : 10
Petržalka, le plus grand lotissement d’Europe centrale, fut construit dans les années 1970 sur la rive droite du Danube. Les appartements de béton hébergent 125 000 habitants et ont été érigés sur ce qui était dans le temps le plus grand village de l'ancienne Tchécoslovaquie, réputé pour ses vergers, ses viviers, et ses cimetières de soldats de la première Guerre Mondiale. Grâce aux nouveaux appartements, le taux de naissances dans les années 70 est grimpé en flèche. Cette génération a grandi sous le pseudonyme «d’enfants d’Husak » (Husak était le Président à l’époque). Heiner Müller a appelé ces maisons typiques d’Europe de l’Est des “cages à lapin avec chauffage central” („Fickzellen mit zentraler Heizung“). En raison de la durée de vie limitée, mais néanmoins longue, des panneaux de béton, les habitants de Bratislava peuvent toujours profiter de la vue sur ces jardins de béton. Au cours de notre promenade à travers les rues de Petržalka, nous vous montrerons ce à quoi ressemblaient les logements dans les années 70, nous visiterons l’un des appartements habités, nous parlerons avec quelques habitants et ferons honneur à leur cuisine !
7. Du nouveau centre industriel à la danse et au théâtre contemporains, en passant par le vieux marché
Samedi 25 avril, 12h – 15h
NOMBRE DE PARTICIPANTS: 20
L’excursion consiste à faire le tour des curiosités de certaines parties du quartier Ružinov ainsi qu’à visiter les théâtres les plus récents situés au centre de Bratislava. La promenade démarrera à l’endroit du nouveau bâtiment du Théâtre National Slovaque, se poursuivra vers le théâtre Meteorit (Météorite) en traversant le quartier industriel (un mélange de fonctionnalisme socialiste et d’architecture contemporaine moderne). Vous découvrirez ensuite le Heineken Tower Stage situé dans une zone résidentielle calme, puis vous traverserez le square Dula et terminerez la visite sur le marché de Miletièova pour y découvrir son atmosphère « multiculturelle » originale. En prime, vous aurez l’occasion de visiter un ancien abattoir, T&D, qui abrite aujourd’hui l’école de danse et le théâtre alternatif ElleDanse. Les participants auront un aperçu de ce qu’il s’y invente, en assistant à des extraits de représentations (Dance Come Back et Silent Snow) et pourront en apprendre davantage sur la construction d’un nouveau lieu culturel (sur le plan de base de l’abattoir) ayant l’ambition de créer un espace unique pour la danse et le théâtre en Europe centrale.
Excursion spéciale – Verre d’adieu et présentation des réunions futures
Sur le Danube, vers Danubiana - au revoir Bratislava!
Dimanche 26 avril 2009, de 11h à 14h30
NOMBRE DE PARTICIPANTS : bateau – 120 places, taxi – un trajet : 15 km (environ 15 €)
Départ de Bratislava et cap sur Budapest. Nous visiterons un magnifique bâtiment construit en 2000 pour y héberger l’un des plus récents musées d’art moderne en Europe. Le fleuve a donné au musée son nom, mais tout le reste est le résultat de l’initiative et du zèle du commissaire Dr Vincent Polakoviè, et au soutien financier du collectionneur et mécène néerlandais Gerard H. Meulensteen. Le Danubiana est le point de rencontre de la frontière de trois États, ainsi que de l’art slovaque et d’ailleurs. Des expositions de qualité ont fait grimper la popularité de cet espace artistique unique, né à une époque où les institutions soutenues par l’État se battent pour survivre. Au cours de la réunion IETM, des œuvres d’artistes contemporains slovaques et hongrois y seront exposées sous le thème : la tolérance et l’art. Il s’agit d’une exposition collective d’art slovaque et hongrois. Laissez-vous enchanter par la symbiose de l’art, de l’architecture moderne et de la nature sur cette péninsule sur le fleuve.
PROGRAMME :
11.00 – 11.30 embarquement – Port passagers, ponton nr. 40 sous le vieux pont (5 min. à pied du lieu principal de réunion – nouveau bâtiment du Théâtre National Slovaque)
11.30 (précises) départ (rafraîchissements)
12.00 – arrivée à Èunovo – Danubiana
12.00 – 12.45 visite libre de la galerie
12.45 – 13.00 embarquement
13.00 (précises) – départ
13.00 – 14.30 – retour, arrivée au port passagers, ponton nr. 40 sous le vieux pont (5 min. à pied du lieu principal de réunion – nouveau bâtiment du Théâtre National Slovaque)
Pendant l’aller : présentation des réunions futures, informations pratiques
Pendant le retour : Clôture de la réunion IETM à Bratislava, verre d'adieu
Vous pouvez emporter vos bagages à bord, et nous pourrons vous réserver un taxi (soit du Danubiana ou du port passagers).
Note : le bateau est pourvu d’un système sonore et d’une scène, des rafraîchissements seront servis.
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La FÊTE!
Samedi 25 avril, de 22:00 à 04:00
Où: Café Loï - Bateau, Tyršovo nábrežie
La fête de clôture de la réunion plénière de printemps aura une couleur particulière cette fois-ci, puisqu’en plus d'avoir lieu sur un bateau, elle sera aussi… costumée ! Prouvons la richesse de la diversité culturelle de l’IETM et mettons notre créativité en pratique! Chacun devra porter, le soir de la fête, un costume traditionnel (ou au moins un élément de celui-ci) d’un pays de son choix : le vôtre, un que vous avez déjà visité, ou pourquoi pas un pays imaginaire ? Attention, n’oubliez pas d’inclure votre costume dans votre valise avant de partir si vous voulez pouvoir participer à la fête “internationale” de l’IETM!



